Ah… ça, c’est une très bonne question.
Parce qu’ici, dans le Yucatán, on ne célèbre pas tout à fait le Día de Muertos comme dans le reste du Mexique.
Le Día de Muertos a lieu au moment de notre Toussaint.
Selon la tradition, c’est la période où le voile entre le monde des vivants et celui des morts devient plus fin. Les âmes de ceux qui nous ont quittés reviennent alors passer un moment auprès de leur famille.
J’aime beaucoup cette idée.
Parce qu’ici, on ne vient pas seulement honorer ses défunts.
On les accueille.
On leur prépare leur plat préféré.
On allume des bougies.
On décore un autel.
On raconte des souvenirs.
Et surtout… on partage.
Bien sûr, il y a de la nostalgie.
Parfois, quelques larmes.
Mais la tristesse ne prend jamais toute la place.
Au contraire.
On célèbre la vie, les souvenirs et l’amour qui continuent de nous relier à ceux qui sont partis.
C’est peut-être cela qui me touche le plus dans cette tradition.
Mais ici, dans le Yucatán, cette fête porte un autre nom : le Hanal Pixán, que l’on peut traduire par « le repas des âmes ».
Et ici, il ne s’agit pas d’une seule journée, mais de trois.
La première est consacrée aux enfants.
La deuxième aux adultes.
Et la troisième… à tous les êtres qui ont marqué notre vie, sans oublier nos animaux.
Le premier jour, l’autel se remplit de bonbons, de chocolats, de petits jouets et de toutes les douceurs qu’un enfant aurait aimées. On y dépose aussi sa photo , bougies , des fleurs , des grosses fleurs orange le souci mexicain . les bougies et les fleurs guident les ames vers l autel familial .
Le lendemain, on honore les adultes.
Parents, grands-parents, frères, sœurs .
Sur l’autel, chacun retrouve ce qu’il aimait de son vivant : son plat préféré, un café, quelques cigarettes, une bouteille de tequila… Ce sont de petits gestes qui racontent une vie.
Puis les familles se rendent au cimetière.
Et c’est souvent ce qui surprend le plus les voyageurs.
Loin de l’image d’un lieu silencieux et triste, on y entend parfois de la musique.
On discute.
On rit.
Il arrive même que l’on danse.
À la tombée de la nuit, les bougies et les petites guirlandes lumineuses scintillent entre les tombes. D’ailleurs, elles restent souvent installées toute l’année, comme une présence discrète qui ne s’éteint jamais.
Le troisième jour, tout le monde est honoré.
Et il y a toujours une bougie allumée à la fenêtre pour l’âme qui pourrait être oubliée, ou pour celle qui n’a plus personne pour l’attendre.
J’aime énormément cette attention.
Comme si personne ne devait être laissé de côté.
À cette période, les familles préparent aussi le pib, ou mucbipollo.
C’est un grand tamal rond, préparé avec de la pâte de maïs, garni de viande et d’épices, enveloppé dans des feuilles de bananier puis cuit sous la terre pendant plusieurs heures.
Sa préparation est un véritable moment de partage.
Tout le monde met la main à la pâte.
On cuisine.
On échange.
On se souvient.
On rit.
On prend simplement le temps d’être ensemble.
Ces traditions se vivent surtout dans les villages du Yucatán.
Beaucoup de personnes qui travaillent aujourd’hui à Cancún, Playa del Carmen ou Tulum retournent dans leur village natal pour retrouver leur famille et célébrer le Hanal Pixán.
Et il existe une autre tradition, encore plus étonnante.
Dans certains villages mayas, les familles pratiquent encore le nettoyage rituel des ossements de leurs proches.
Oui… tu as bien lu. Elles ouvrent le caveau, recueillent les ossements, les nettoient avec beaucoup de respect, changent les tissus qui les enveloppent, puis les replacent soigneusement.
Pour nous, cela peut sembler surprenant.
Pour elles, c’est une nouvelle façon de prendre soin de ceux qu’elles aiment.
Personnellement, je trouve magnifique que ces traditions continuent de se transmettre de génération en génération.
Comme la langue maya.
Comme les recettes familiales.
Comme les histoires que les grands-parents racontent aux enfants.
Ce sont ces traditions qui font battre le cœur du Yucatán.
Et c’est aussi pour cela que j’aime tant vivre ici.
Si tu ressens l’envie de découvrir le Yucatán pendant le Hanal Pixán, je serai heureuse de t’accompagner.
Ensemble, nous pourrons vivre cette tradition avec respect : partager la préparation d’un pib en famille, découvrir les villages, assister au magnifique défilé des Catrinas à Valladolid, mais aussi créer notre propre autel.
Un moment simple et profondément symbolique, pour honorer une personne qui nous est chère, déposer un souvenir, allumer une bougie ou simplement prendre un instant pour se recueillir, à notre manière.
Parce que voyager, c’est aussi s’ouvrir à d’autres cultures.
Et parfois, ces traditions nous inspirent une nouvelle façon de regarder la vie… et ceux qui continuent de vivre dans notre cœur.
Si cette expérience résonne en toi, écris-moi.
Nous imaginerons ensemble un séjour immersif et entièrement sur mesure, pour découvrir le Yucatán autrement.
Pas comme un touriste.
Mais comme un invité.
Et peut-être repartir avec un peu plus qu’un simple souvenir de voyage.
